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Daniel Bourguignon
 

Discours de ma retraite

Je remercie Madame la Préfète et Jacques pour leurs discours, Je remercie les anciens pour leur présence ainsi que tous ceux qui m'ont envoyé un message de sympathie et qui regrettent de ne pas être présents aujourd'hui. J'ai aussi une pensée émue pour notre ancienne collègue et préfète, Madame Josianne Lhoest (Gaier) qui nous a quittés il y a une dizaine de jours. C'est elle qui m'avait demandé de participer à la réalisation des horaires. Je remercie aussi le personnel qui a si bien entretenu ma classe. La aussi, comme pour certains de mes élèves, j'ai connu deux générations!

Au moment du bilan de ma carrière, quelques souvenirs me reviennent à l'esprit.

En 1965, j'ai débuté à l'Ecole de Puériculture à Liège. Je donnais cours de physique et de chimie dans une buanderie entre les machines à laver et la lessive. Trente-cinq élèves par classe, toutes des filles qui avaient pratiquement mon âge. Un jour, grosse panique dans la classe, un vrai tremblement de terre mais je le jure, je n'y étais pour rien!

Je suis également passé à l'Ecole technique de Namur. Comme éducateur, je devais surveiller toutes les études, avec en moyenne 80 élèves. Il était interdit, à l'époque, que les élèves puissent sortir avant 16.30 heures même quand les professeurs étaient absents. De plus, je devais m'occuper du dossier de certains d'entre eux. Dans ces conditions, on apprend vite le métier …

Pour regagner la gare, j'avais 10 minutes. Dans la course, j'entretenais ma condition physique. Le concierge, qui avait une frousse bleue du directeur, avait permission d'ouvrir la grande porte à l'heure précise. Un jour que j'estimais qu'il était 16.32 heures (je n'avais plus que 8 minutes pour mon train), le lui demandai d'ouvrir cette fameuse porte. Attendez, me dit-il, je vais téléphoner à l'horloge parlante.

Avant de venir à Esneux, je suis également passé par l'Ecole technique de Seraing où j'étais éducateur interne et ensuite à l'Ecole moyenne de Flémalle, à l'Athénée de Liège 1 et à l'Athénée de Stockay Saint-Georges.

A Esneux depuis 1971, j'ai connu un incendie et plusieurs inondations qui, régulièrement, diminuaient l'amas de nos archives. Je n'y étais pour rien non plus!

Au début, j'ai donné cours au Château Lavaux où j'étais parfois interrompu par des souris qui galopaient dans les greniers.

Parmi les bons souvenirs, notre équipe profs de foot (je n'ai pas dit professionnelle. Elle était défendue dans le goal par notre Jean-Marie Bastin qui, à l'occasion, s'était fait confectionner des lunettes spéciales (très spéciales, à mon avis, car il ne parvenait pas à arrêter les ballons qu'on lui envoyait).

Quand j'étais jeune et avec plusieurs kilos en moins, après une soirée de l'Amicale, nous avons dansé "La Bamba" sur les tables du réfectoire (certains participants, ici présents, peuvent en témoigner).

Toujours à l'école, après un souper fromage bien arrosé, j'avais une haleine digne de Jacquouille dans "Les Visiteurs". Le lendemain, en classe, j'avais pris un tube de dentifrice et j'allais me brosser les dents toutes les 20 minutes.

Pour ne pas être trop long, je dois faire une sélection dans mes souvenirs. D'abord, avec les chefs d'établissements!

Monsieur Delvigne, qui était le premier directeur de l'école, me remit mon premier horaire avec 12 heures de fourche. A cette époque, on avait encore cours le samedi matin et la journée se répartissait sur 9 heures. Ceci explique peut-être certaines choses par la suite.

Monsieur Brasselet, préfet de 1993 à 1995, nous a, un jour, enfermé dans l'établissement. Il avait oublié qu'on travaillait toujours à l'horaire. Ce qui nous a obligé, avec Andrée Thauvoye, à sortir par une fenêtre du rez-de-chaussée.

Il y a aussi des souvenirs avec les élèves! Une élève qui éprouvait des difficultés por calculer l'aire d'un carré me répondit avec toute sa logique: "M'sieur, y a de l'air dans un carré?".

Autre souvenir, j'ai remis à une élève le devoir que son père avait réalisé 25 ans plus tôt en m'excusant d'avoir un peu de retard pour la correction.

Souvenirs avec les professeurs: Monsieur Genard était un acharné supporter du Standard (il y en a d'autres dans l'assemblée!). quand Anderlecht battait le Standard, je lui faisait transmettre par un élève, un étui contenant deux craies, une blanche et une mauve.

Madame Peeters, ma voisine de classe, venait d'acheter une mallette dont elle vantait les mérites. Tant et si bien que sa collègue prof. de langues, Madame Lhoest s'en était procuré la même. Avant de retourner et de prendre connaissance des dernières informations au cahier d'ordre, elles avaient pris l'habitude de les déposer sur le palier du premier, à l'extérieur de la salle des profs. Pour les différencier, elles avaient également un petit sac qu'elles plaçaient à côte de leur mallette respective. La tentation était trop forte: sous l'œil complice de mon collègue Jean-Marie, j'ai inversé celles-ci … Je me suis bien gardé de me faire connaître mais après plus de cinq ans, il doit y avoir prescription et puis une faute avouée est à moitié pardonnée!

Pour terminer, je voudrais remettre une fonfirmation de réussite à mes anciens élèves:

•  Josiane Bawin, 2 e latin-math en 1970-1971,

•  Vincent Collignon, 4 e Technique en 1978-1979,

•  Sophie Bricteux, 3 e B en 1996-1997,

•  Sébatien Bourg, 3 e B en 1996-1997.

Je vous souhaite bonne continuation à tous et beaucoup de persévérance à celles qui me succèdent à l'horaire … et que cela dure 25 ans.

par Daniel Bourguignon

 

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