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Une histoire d'amour - Rétrospective - Voici Philippe - Avis des artistes - Projets
 
Le CUF
Centre des Lumières et Créations de la Communauté Française
Théâtre à l'Athénée royal d'Esneux
 

Les liens vers les pages spécifiques des pièces décrites ci-dessous ( affiches, photos, distribution et autre...à sont repris en bas de cette page

Débuts avec Shakespeare, "Le songe d'une nuit d'été" - 2009

Le flambeau du théâtre se transmet à l’Athénée depuis les années 50 sans interruption ou presque. Philippe Clobus le remit à Charlotte Tessarolo, rapidement rejointe par Romain Pasteger, fraîchement débarqué dans l’école cette année-là.

C’est elle qui choisit la première pièce de ce qui allait devenir la troupe du CUF (Centre Lumière et Création de la Communauté Française): "le Songe d’une nuit d’été" de Shakespeare.

C’était un défi de taille, notamment au niveau de la distribution et des costumes. Heureusement, Charlotte savait y faire avec des tissus et du fil. Elle eut en outre la bonne idée "d’ouvrir" le projet théâtre à d’autres années ou sections que la rhéto.

L’univers des princes shakespeariens fut transposé à celui d’Al Capone pour offrir d'autres perspectives.  Pour éviter les décors pharaoniques, il fut décidé que les accessoires se limiteraient à l’essentiel: certaines comédiennes joueraient les arbres de la forêt enchantée. Le fil conducteur misa sur le décalage entre les prétentions des personnages et la réalité. Ainsi, les pouvoirs magiques furent réduits à des ruses et les sortilèges d’endormissement sont remplacés par quelques coups de gourdin.

Le projet dut compter avec des comédiens aussi motivés que nombreux (25!), qui durent retenir une version raccourcie mais exigeante de la traduction de François-Victor Hugo (XIXe siècle). On rit énormément en répétition avec la facétieuse troupe de Bottom.  Les costumes furent cousus patiemment ou glanés dans l’univers médiéval fréquenté par Charlotte. Jérémy Legros, élève en 5e Technique électronique, fut le technicien assidu et efficace du projet, présent à bon nombre de répétitions.

Pour marquer le coup de cette première pièce, la salle d’étude fut entièrement tapissée de draps noirs et garnie de guirlandes afin de faire oublier l’école et de la transformer en lieu de spectacle. La pièce s’ouvrit sur une ambiance jazzy et d’emblée décalée, avant de basculer dans la féerie de la forêt enchantée.

La pièce reçut un très bon accueil du public, symbolisé par cette phrase jaillie de la bouche de Madame Lemal, préfète des études, à l’issue de la deuxième représentation: "Je suis bluffée!". Le premier essai fut donc plutôt une réussite, qui allait se prolonger à l’une des dernières éditions du festival de théâtre organisé par l’Athénée de l’Air pur quelques semaines plus tard.

Suivez le lapin blanc – "Alice au pays des merveilles" - 2010

Pour la seconde pièce, les metteurs en scène décidèrent de rester dans un univers imaginaire riche en potentialités: leur choix porta sur "Alice au pays des Merveilles". Pas mal de comédiennes et comédiens "rempilèrent" pour un an, sauf ceux frappés par la limite d’âge que marquait la réussite de leur rhéto.

La pièce fut directement adaptée du texte de Lewis Caroll avec quelques libertés: l'atmosphère serait celle des années 60 en fleurs, tandis qu'il y aurait pas moins de trois Alice jouant simultanément, afin de mettre en jeu la personnalité démultipliée du personnage principal. Le public serait réparti de part et d'autre d'un espace central, à la manière du parlement anglais, afin de changer les repères habituels, car tel était bien le propos de la pièce.

Le groupe était imposant et il ne fut pas facile de réunir tout le monde, des absences répétées et un désistement de dernière minute venant compliquer le travail. L'enthousiasme général vint heureusement palier à ces inconvénients, notamment lors de parties de cricket endiablées. A coup de répétitions acharnées, la première semblait bien se profiler: Marie-Ange Lo Dico avait fabriqué un étonnant sous-marin jaune, Noé Roselen était paré pour les changements de décors et Anne Dehin se tenait prête à intervenir comme "souffleuse" mobile, espace de jeu modifié oblige.

C'était sans compter sur un volcan islandais au nom aussi improbable qu'inconnu alors, qui s'éveilla le semaine avant la pièce, alors qu'une partie de nos comédien(ne)s était en voyage "rhétos" en Turquie. La pièce dut être reportée deux semaines plus tard, une fois tout le monde rentré au bercail.

Cependant, nous n'étions pas au bout de nos peines puisque le matériel technique loué pour les représentations initiales n'était plus disponible. Heureusement, le papa d'une des comédiennes – appartenant à un lignage qui fournirait des artistes chaque année à la troupe – nous trouva in extremis des projecteurs et des "blocs de puissance" pour les alimenter. Ce papa viendra lui-même tenter de faire fonctionner le tout sur l'alimentation de l'école, avec l'aide intense d'Angelo Caruso et du jeune Jérémie Legros. Las! Après de longues minutes d'effort et un public à bout de patience, les plombs finirent par sauter et le terrier du lapin offrit une odeur de brûlé dans la lumière tamisée des quatre projecteurs survivants. Heureusement, la situation serait rétablie pour les deux représentations suivantes.

L'univers d'Alice put enfin instiller son évanescente étrangeté, dans un florilège de couleurs, de costumes étonnants, de belles scènes collectives et de musiques indémodables.  

Entrez dans le train fantôme – "Contes des Ténèbres" - 2011

La cohorte de comédiennes et comédiens qui avait accompagné les débuts de la troupe dut tirer sa révérence au mois de juin, appelé par les études supérieures ou le monde du travail. Un grand groupe fit place à une troupe réduite à sept membres, la plupart des débutants mais qui deviendraient des figures connues au fil des ans.

Un travail radicalement différent de leurs prédécesseurs leur fut proposé: loin de la folie douce d'Alice, ce fut une plongée dans l'univers fantastique des vampires qui était à l'ordre du jour. De plus, ce serait l'art du conte qui allait être utilisé: ceci impliquait d'être seul ou à deux face à un public pour faire "vivre" une histoire.

Enfin, grande première, la salle d'étude fut délaissée au profit des caves de l'école, qui allaient offrir leurs dédales au parcours des spectateurs. Le spectacle aurait en effet des allures de "Train fantôme" à plus d'un titre.

Pour ce faire, il fallut un travail important de dégagement d'espaces d'ordinaire dédiés au rangement et, surtout, une intendance technique importante, puisque pas moins de sept dispositifs d'éclairage et de sonorisation furent nécessaires. Les élèves de 6e technique électronique s'acquittèrent de ces installations à merveille ainsi que des régies disséminées tout au long du parcours.

Pour les comédien(ne)s, ce fut également un travail de longue haleine puisqu’ils jouèrent leurs scènes plusieurs fois par soir, devant des petites grappes d’un public d’abord inquiets, puis bientôt captivés par les récits.

Les textes furent choisis pour l'ambiguïté inhérente au fantastique, entre notre monde et celui de l'imaginaire: la frontière entre les cas de vampirisme et les manifestations d’états mentaux perturbés fut sans cesse embrumée, rendant l’être humain et le vampire cousins à bien des égards. Avec un petit groupe et des possibilités de répétitions individuelles, le travail put être poussé avec plus de précision et d'intensité. Le parcours dans les recoins méconnus de l’école, l’atmosphère étrangement envoûtante des lieux et l’investissement des comédien(ne)s firent une forte impression sur le public. On vit alors bon nombres d’étoiles dans les yeux des spectateurs ressortant du parcours conté, preuve qu’il reste enivrant de jouer à se faire peur...

Le grand cirque de la Rocambole - "la Cantatrice chauve" - 2012

Allez savoir pourquoi, cet été-là, un livre attendant patiemment sur une étagère familière donna soudainement l’envie d’être ouvert? Ou pourquoi une fresque d’un café bien connu du centre de Liège attira cette fois le regard? Pourquoi l’envie d’humour absurde fut-elle irrésistible alors? Le projet naquit donc comme une recette de cuisine improvisée ou, peut-être, une potion magique: ce serait la Cantatrice chauve jouée par des "bêtes de foires".  

Enthousiasmés par l’expérience précédente, la plupart des comédien(ne)s répondirent présents pour cette édition et durent créer leur "bête de foire": bossue, homme-poulet, femme à barbe, homme obèse… Les grands classiques du genre apparurent, inspirés par le film "Freaks" et les photos de Diane Arbus. Un travail important sur les décors – la construction et la peinture d’une piste de cirque - fut réalisé par les élèves de menuiserie et Mme Portois. La salle fut tapissée de draps noirs et dorées jusqu’au plafond et des gradins furent apportés par la commune: de quoi figurer l’intérieur d’un chapiteau.

La pièce permettait beaucoup d’excentricités et elles ne manquèrent pas: bataille de boudins blancs, séquence de cascade autour d’un coq (vivant!), faux salut au public ou encore danse autour d’un totem (dont la peinture en direct faillit d’ailleurs intoxiquer légèrement le public, toutes nos excuses encore). Le tout donna un spectacle absurdement drôle dans un univers hors normes.

Une farce pour temps de catastrophe - "La Balade du Grand Macabre" - 2013

Fidèle à ses principes, la troupe chercha un autre type de jeu à proposer au public et à ses comédien(ne)s: ce serait la farce, spécialité parfois bien belge, surtout lorsque l’auteur est Michel de Ghelderode. Sa ballade du Grand macabre, mettant en scène la crainte de la fin du monde dans un royaume décadent, permettait de tourner en dérision nos temps de crises et de célébrer la vie.

Ce n’est pas à chaque coin de scène que l’on peut représenter la fin du monde. Aussi, le spectacle fut doté de grands moyens, grâce au concours de nombreux talents de l’école. L’atelier de mécanique fut aménagé de manière titanesque par le personnel ouvrier: il permettrait ainsi d’utiliser les machines comme décor de la pièce et de placer le royaume de Breughellande au sein d’une bien étrange usine, qui offrait un espace de jeu étiré sur une quinzaine de mètres!

Des chansons furent interprétées par les comédien(ne)s avec le concours de musiciens de la section "Art d’expression", réunis au sein du Grand Orchestre de Monsieur Maquet. Un vidéaste professionnel réalisa une séquence pour illustrer la fin du monde imaginaire. La pièce fut jouée pas moins de sept fois, devant notamment des élèves de 1re année et les pensionnés de la commune.

Le projet réunit des élèves d’âges très différents, puisqu’il fut pour la première fois ouvert aux nouveaux arrivés dans l’école. Il ne fut pas toujours facile de concilier ces différences d’âge et de personnalités mais cela fit partie de l’apprentissage d’un projet de groupe, d’où chacun sortit grandi. Ces comédiennes et comédiens portèrent avec brio un projet exigeant,  notamment par la longueur de la pièce et le jeu farcesque.  Il en résultat un spectacle investi, poétique et fort.

(à suivre)

Liens vers les pages spécifiques de ces pièces ...
affiches, photos, distribution et autres ...

2009 Le songe d'une nuit d'été , de W. Shakespeare (Souvenirs)
2010 Alice au pays des merveilles, de Lewis Caroll (Diaporama - compte-rendu - affiche)
2011 Contes des Ténèbres (Affiche)
2012 La Cantatrice Chauve (Compte -rendu & photos)
2013 Le Grand Macabre (Photos - distribution - présentation)
2014 Figaro (Affiche)
2015 Dix petits nègres (Affiche)
2016 Un abruti sur la branche (Affiche - Synthèse)
2017 Case Prison (Synthèse)
   
   
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